Affichage des articles dont le libellé est Institut océanographique Paul Ricard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Institut océanographique Paul Ricard. Afficher tous les articles

jeudi 26 septembre 2013

Le retour | Les Mardis de l'environnement à l'aéroport...*

Quel bonheur d'être accueillie par mes proches aujourd'hui : famille, amis et fidèles des Mardis de l'environnement ! Plein de surprises... Que d'émotions !


Cliché P. Marcaggi

Il y avait eu un peu de "pub" sur les sites de la SERE et de l'Institut océanographique Paul Ricard, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de monde !


Tous n'ont pas voulu être sur la photo... Comme je les comprends ; j'aurais bien fait pareil, mais cette fois, pas moyen d'y échapper ;)


Ici, avec Marie-Pierre Cabello...
Cliché P. Marcaggi


... et là, avec Pascale Marcaggi
Cliché V. Dubois

Pour écouter l'interview de Radio ethic, c'est ici

Merci à tous, j'ai été très touchée de votre accueil !
Ça donnerait presque envie de repartir... Euh, pas tout de suite : d'abord je me pose un peu ;)

* Ça fait un peu "Martine en voyage", "Martine à la mer", "Martine à la montagne", "Martine fait du camping"... ou "Martine chez tante Lucie" ^^

mercredi 4 septembre 2013

SURPRISE | Les Mardis de l'environnement seront à Orly le 26 septembre !

Non évidemment, ce n'est pas là que se tiendra le prochain Mardi de l'environnement... Je viens d'apprendre que les fidèles de "mes conférences préférées" viendront m'accueillir à l'aéroport !

N'hésitez pas à vous joindre à nous. Plus on est de fous... ;)



... sur Scoop it...


... sur Facebook...


... sur Twitter...



mardi 3 septembre 2013

17 | MDE | 12ème et dernière chronique "Les héros du DD"

Voici le sujet que j'ai préparé pour ce Mardi de l'environnement de septembre :

CADS international : David contre Goliath, au Pérou…

Bonsoir à tous,
pour ce Mardi de l'environnement de la rentrée, je voudrais vous présenter une jeune association péruvienne qui tente de préserver l'environnement de son pays en résistant au géant voisin : le Brésil !
Alain Zecchini l'évoquait dans sa revue de presse de juillet dernier (dans la rubrique "Guerre de l’eau et de l’électricité et barrages géants") : "Les projets de barrages de très grande taille se multiplient dans le monde, motivés par la compétition de plus en plus vive pour les ressources en eau et la production d’énergie hydroélectrique."

CADS international | L'association

C'est par l'intermédiaire de notre ami Richard Varrault - journaliste indépendant, directeur de la publication du portail www.waternunc.com1, administrateur des JNE2 et de l'AJE3 - que je rencontre Cesar Mezarina, avocat spécialisé en droit de l'environnement et des ressources naturelles et directeur exécutif de CADS international… deux hommes passionnés par l'eau : le sujet transversal de l'Environnement
Ironie du sort ou signe du destin, cette rencontre a lieu en 2013, année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau…


Cliché CADS

CADS international (Comunidad, Ambiente y Desarrollo Sostenible4) est une association à but non lucratif qui a pour objet de promouvoir le développement soutenable dans les communautés péruviennes, particulièrement les plus pauvres, avec une méthodologie innovante basée sur le principe de Gestion intégrale des bassins hydrographiques (GIBH). Son équipe est composée de professionnels des disciplines suivantes : ingénieries agronomique et agricole, génie rural, géographie, ingénierie environnementale, sociologie, anthropologie et droit de l'environnement
CADS se place comme un facilitateur de la construction participative de modèles de développement durable, incluant la conservation de l'environnement et le respect de la diversité sociale et culturelle du Pérou, dans le respect des lois du pays. Les bénéfices atteints par la population à travers un plan de gestion cohérent, lié à une zone géographique unique, sont suivis grâce à des indicateurs sociométriques

CADS international | Le projet

Cesar Mezarina a réalisé son rapport de Master spécialisé en Gestion intégrale des bassins hydrographiques dans la région du sous-bassin versant Araza. Ce sous-bassin fait partie du bassin versant amazonien Inambari et se situe en totalité dans le Département de Cuzco au Pérou. Sa forêt tropicale et la forêt de piedmont qui se trouve un peu plus bas (enfermée dans une forteresse naturelle) disposent d'une riche biodiversité. Les Harakmbut - population indigène du SVB Araza, décimée et chassée au début du XXème siècle - connaissaient et connaissent encore très bien les propriétés de ces essences d'arbres. Les mineurs "informels" qui vinrent ensuite apportèrent malheureusement avec eux tout un lot de désolation : corruption, prostitution, violence, exploitation des enfants…
La forêt du bassin versant voisin (Candamo) vient d'être transformée en Parc national et ce, grâce à un documentaire qui a éveillé la conscience des autorités. Du fait des grandes similitudes hydrographiques entre ces deux bassins, CADS pense qu'Araza devrait être à son tour protégé. Malheureusement, l'association ne dispose pas d'assez d'études scientifiques démontrant l'intérêt du site en matière de biodiversité pour présenter un dossier solide
Araza a moins de chance que Candamo, du fait de son emplacement : il est en effet accessible par la Grande route interocéanique - restaurée depuis 2004 par le Brésil dans le but de se fournir en électricité chez son voisin péruvien. Le grand projet de barrage de l'opérateur brésilien EGASUR est aujourd'hui bloqué, grâce à l'influence des cultivateurs de coca (on croit rêver !), mais ce n'est qu'une question de temps pour que les opérateurs (celui-ci ou un autre) réussissent à obtenir de nouvelles autorisations, les mineurs "informels" étant, quant à eux, favorables au projet


Cliché CADS

L'association souhaite mettre en œuvre un projet de développement soutenable participatif qui remplacerait les activités des miniers "informels" et des cultivateurs de coca, et permettrait non seulement aux populations autochtones de revenir sur leurs terres, mais aussi aux populations actuelles de s’engager dans des activités durables avec eux. Aussi, CADS international demande la création immédiate d’une zone réservée par application du principe de précaution. Mais pour définitivement enterrer le projet de barrage, il faut un dossier plus complet et le temps presse…

CADS international | Et l'avenir…

Alors CADS international lance aujourd'hui un appel aux associations de protection de la Nature et de l'Environnement (APNE) du Monde entier. L'idée est, dans un premier temps, de réaliser au plus vite des inventaires de la faune et de la flore, main dans la main avec les Harakmbut, pour compléter les informations scientifiques de la région. La création d'un Parc national finirait, le cas échéant, de protéger la zone. Les populations pourraient ainsi revenir et créer de nouveaux emplois autour de la recherche biopharmaceutique et pharmacologique, de l'écotourisme et de l'artisanat
Mais comme le dit notre ami Richard, procédons " étape par étape"…


Cliché CADS

Vous connaissez une association naturaliste qui pourrait être intéressée pour participer à un inventaire de la faune ou de la flore de cette région ? Qu'elle prenne contact avec Cesar. Il parle parfaitement Espagnol bien sûr, mais aussi Anglais et Français…
Aidez-nous aussi à faire "buzzer" ce dossier sur Internet : un résumé en Français est maintenant disponible. N'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Il faut faire vite, un grand MERCI !

Pour plus d'information, je vous invite à visiter le site CADS international et celui de Waternunc

Bon Mardi de l'environnement !
Ainsi s'achève mon voyage et ces chroniques du bout du Monde. Je vous dis à bientôt… "en vrai" ;)

1 Portail sur l'eau, l'environnement et le développement soutenable
2 Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie
3 Association des journalistes de l'environnement
4 Communauté, environnement et développement soutenable, en Français


Pour visionner et télécharger la présentation :

mardi 27 août 2013

J-30...

Le retour se précise...
Des projets en pagaille... Des rendez-vous plein mon agenda : interviews, ptit déj' presse, conférences, projection, expo photos...


Mais où vais-je trouver le temps de trier mes photos avec tout ça, hein ? ;)
Bon allez, il me reste encore 30 jours... pas de panique ! :P

Je reviens... ♪ ♫



mardi 6 août 2013

16 | MDE | 11ème chronique "Les héros du DD"

A l'occasion des "vacances" des Mardis de l'environnement, voici une courte balade dans le Parc national de Rapa Nui, classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 1995* :

Sur les traces de l’ONFI à l'île de Pâques

Bonjour à tous,
ce mois-ci, les Mardis de l'environnement sont en congés, mais pas moi ;)
J'ai le plaisir de vous présenter succinctement les activités de la filiale internationale de l'Office national des forêts (ONFI) sur l'île de Pâques, à travers un court reportage photos

ONFI | Umango te natura

Depuis 2003, l'ONFI propose "des alternatives concrètes de lutte contre l’érosion et de gestion durable des ressources naturelles" de l'île. "Umango te natura" est le nom du projet de gestion durable et participative des ressources naturelles de l'île de Pâques mis en œuvre par l'ONFI avec ses partenaires sur la période 2012-2016


Ahu** Tongariki : "les 15 moaï" (les premiers à avoir été redressés)


Lors de mon passage sur l'île des géants, aucun membre de l'ONFI n'était présent et mon Espagnol rudimentaire ne m'a pas permis de dialoguer avec les gens du CONAF (le bureau forestier chilien). En revanche, j'ai trouvé de nombreuses traces de leurs actions communes sur les sites que j'ai eu la chance de visiter. En voici un aperçu. Je vous souhaite une bonne visite !

Umango te natura | Objectifs

Les 3 objectifs du projet sont les suivants :

Préservation de la biodiversité :
  • Sauvegarde des plantes endémiques et indigènes
  • Programme de réintroduction du Toromiro
  • Lutte contre les plantes envahissantes


Crotalaria grahamiana

Lutte contre l’érosion :
  • Récupération de la couverture végétale des zones érodées


 Rano Raraku, le volcan où furent taillés la plupart des moaï

  • Aménagement et valorisation des sites patrimoniaux


Sur les pentes du volcan Rano Raraku, les derniers moaï taillés par la civilisation Rapa Nui attendaient d'être transportés sur sur un ahu** où ils seraient enfin dressés et recevraient la vie (Gobi nous raconte cela ici), mais la guerre a eu raison de la civilisation. Avec les siècles, ils ont été recouverts par des tonnes de terre. Ils devraient rester en ce lieu magique désormais, protégés ainsi pour l'éternité...

  • Rationalisation de l'élevage

Education à l’environnement :
  • Activités d'éducation à l'environnement
  • Supports pédagogique et communication

Umango te natura | Etat des lieux

Merci à Pierre LENNE, directeur exécutif de l'ONF Conosur et à Anthony DUBOIS, responsable du projet (ONF International et ONF Conosur), pour leurs précieux renseignements

Voici l'état des lieux à mi-2013 :
  • Sentiers interprétatifs : Papa Vaka et Puna Pau


Puna Pau, le volcan où furent taillées les coiffes rouges de certains moaï

  • Plantes envahissantes : Rano Raraku et Rano Kau (mais normalement pas accessibles aux touristes)


Le volcan Rano Raraku


Le volcan Rano Kao

  • Plantations : Poike et pépinière CONAF


 Pépinière Mataveri (CONAF)

  • Différentes interventions sur la composante élevage : barrières traditionnelles (pirka), abreuvoirs, passages canadiens, etc.
  • Sophora toromiro (arbre de la famille des Fabaceae, endémique de l'île) n'a pas encore été réintroduit par le projet (en partenariat avec la ville de Menton : voir le communiqué de presse). Il l'a été dans le cadre de divers projets dans le passé, notamment du Toromiro Managment Group

Pour plus d'information, je vous invite à lire le dossier de presse du projet 2012-2016
Bel été et à bientôt !

* Plus d'info sur le Parc national de Rapa Nui
** Plateforme


Pour visionner et télécharger la présentation :

mardi 9 juillet 2013

12 | MDE | 10ème chronique "Les héros du DD"

Voici le sujet que j'ai préparé pour la sortie annuelle des Mardis de l'environnement :

Ensemble pour la planète veille sur l’environnement en Nouvelle Calédonie

Bonjour à tous,
aujourd'hui, je voudrais vous présenter une association calédonienne qui œuvre sur tous les fronts et qui a grand besoin de votre soutien !

EPLP | L'association

C'est encore une fois par relationnel que je rencontre cette association. Très connue en Nouvelle Calédonie, Martine Cornaille, Présidente d'Ensemble pour la planète, et son équipe bataillent dur pour l'environnement du Caillou. Elle m'accorde une heure à la terrasse d'un café du Port Moselle à Nouméa ("Le bout du Monde", ça ne s'invente pas !) le 12 juin dernier. Evidemment, nous allons dépasser l'heure… Passion, quand tu nous tiens !


Port Moselle à Nouméa

La Nouvelle Calédonie est très éloignée de la Métropole, elle a un statut très particulier de Territoire d'outremer et des problématiques liées à sa géographie, au cœur du Pacifique sud et à son industrie principale : l'extraction du nickel, donnant à l'île une émission record de CO2 : 36 tonnes par an et par habitant !
Sacré défi pour EPLP, association Loi 1901 créée en 2006 pour protéger la Nature et l'Homme en Nouvelle Calédonie. Elle comporte aujourd'hui 208 adhérents et 16 associations membres. EPLP est sur tous les fronts et se penche sur tous les sujets se rapportant aux thèmes suivants : agriculture (pesticides et OGM), biodiversité, climat & énergie, santé, déchets, éco-gestes, mines, urbanisme (assainissement, transports), ondes & 3G... Tout quoi !

EPLP | Des actions et des réussites

Le gouvernement vient de supprimer la subvention de fonctionnement d'EPLP (1 million de francs pacifiques par an, soit environ 8400 euros) et a éliminé l'association de plusieurs instances consultatives, mais Martine et son équipe ne sont pas découragés ! "Tout ce qui a été obtenu l'a été au contentieux, jamais par la concertation. Le total s'élève à ce jour à 17 condamnations, c'est dommage, mais c'est comme ça ! Et toujours sur des problèmes de fond (notamment sur le sujet des pesticides à usage agricole)", précise Martine

Alors, le combat continue et les projets se bousculent. En voici quelques exemples :

- Certaines molécules interdites dans l'Union européenne (grâce au programme REACH) ne le sont pas encore dans le Pacifique. Un recours va être déposé contre la nouvelle réglementation qui vient d'être votée à l'unanimité en Nouvelle Calédonie, malgré l'avis (unanime lui aussi) du Comité consultatif de l'environnement calédonien (La Calédonie ne dispose malheureusement pas encore d'un Conseil économique, social et environnemental comme en Métropole, mais d'un CES et d'un CCE). Le rapporteur public vient de rendre son avis : "Non-respect du principe d'information et de participation du public dans l'élaboration des décisions ayant des impacts environnementaux". Le jugement est pour bientôt. "Cela pourrait être une avancée majeure pour la Calédonie", espère-t-elle

- EPLP fait la promotion d'espèces endémiques de végétaux, adaptées à leur environnement et qui n'ont donc besoin ni d'arrosage ni de pesticide pour pousser !

- En raison du réchauffement climatique, la plage de la Baie des citrons disparaît. EPLP fait des propositions alternatives à l'apport pur et simple de sable endogène. Evidemment, les pouvoirs publics clament haut et fort que l'association bloque les travaux. Il y a urgence à redorer le blason d'EPLP, qui fait son possible pour le bien-être de la population !


Réserve naturelle de Moindou

EPLP | Un énorme projet

Dernier projet et pas des moindres :

- EPLP propose que la nouvelle centrale qui doit être construite par la Société Le Nickel soit hybride (et non seulement au charbon comme c'est actuellement prévu), pour compenser le surplus de gaz à effet de serre généré par l'augmentation de puissance (30 à 40% d'après la SLN). La technologie solaire thermodynamique existe en Australie, et d'autres énergies renouvelables peuvent être proposées. L'Etat français envoie prochainement une mission d'experts
Il faut savoir que la SLN est une filiale d'un groupe industriel français (ERAMET) où l'Etat a des parts ! La Nouvelle Calédonie a demandé en 2004 à être exclue du protocole Kyoto 1 à cause de ses activités minières, et personne ne le sait en France. La métallurgie, c'est 70% de la consommation électrique de l'île. Quand l'usine du nord tournera à plein régime, c'est-à-dire dans 3 ou 4 ans, ce sera 75%. EPLP demande "qu'au moins, on ne fasse pas pire ! On ne peut pas ne rien faire ! Et comme 1% de leur consommation a plus d'impact que 1% du reste, c'est là qu'est la priorité". Je vous passe notre discussion sur le rachat d'électricité aux particuliers, ce serait trop long
A ce jour, la pétition lancée par EPLP comporte 6400 signatures locales, c'est un succès [NDLR : 7663 le jour J] ! Elle sera remise le 20 juin à la Présidence de la République et au Haut-Commissariat [NDLR : et elle le fut !]


Société Le Nickel à Nouméa

Pour conclure :

"EPLP fait des propositions extrêmement raisonnables, seules les positions minimales sont défendues, voilà pourquoi on gagne nos procès", me dit la Présidente, qui en a assez d'être taxée "d'empêcheur de tourner en rond"
L'association recherche des associations alliées dans le Pacifique, notamment chez le grand frère australien où des problèmes similaires se posent (Tiens, je donne le contact de James…), des "people locaux" pour porter le message vers la Métropole et l'international (Adriana Karembeu, ce serait parfait, non ?), des adhérents et des financements (Pas besoin de vous dire pourquoi) et des bénévoles pour donner un coup de main !

Alors, si vous avez des idées et voulez apporter votre soutien à cette belle association, n'hésitez pas à prendre contact. Merci pour eux ! Et pour plus d'information (à jour !), je vous invite à visiter le site EPLP
Bonne sortie annuelle et à bientôt !


Pour visionner et télécharger la présentation :


mardi 4 juin 2013

10 | MDE | 9ème chronique "Les héros du DD"

Voici le sujet que j'ai préparé pour ce Mardi de l'environnement de juin. Oui, je sais, le changement climatique, c'était le sujet du mois dernier ;)

A Bali, j’ai rencontré le DirCom de GREENPEACE Australie-Pacifique !

Bonsoir à tous,
ce soir, je voudrais vous présenter cette association que tout le monde connaît, mais qui a toujours besoin de notre attention !

C'est à Lembongan, une île balinaise paradisiaque et tranquille au large de Padangbai où je logeais, que j'ai rencontré James LORENZ, Directeur de la Communication de GREENPEACE Australie-Pacifique. James était en vacances avec sa famille à Bali en même temps que moi. Ce n'était pas tout à fait une rencontre au hasard ; nous avons quelqu'un en commun, qui est peut-être d'ailleurs dans cette salle… Nous avions prévu de nous voir à Sydney quelques semaines plus tard, mais ça m'arrangeait bien de devancer le rendez-vous, car mon planning prévisionnel pour l'Australie commençait à être bien chargé… Sans parler du charme de cette rencontre : les pieds nus sur une plage, avec vue sur la mer bleu turquoise… ;)
Je louai donc un bateau pour faire l'aller-retour sur une journée et appris au moment de partir, qu'à cause de la marée, il faudrait repartir à 14h00. Trop tard pour annuler : "On fera vite", me dis-je…

GREENPEACE | L'association

En deux mots donc, James me présente GREENPEACE international*
Souvenez-vous : Nouvelle-Zélande, juillet 1985 : les faux époux Turenge coulent le Rainbow warrior (qui projetait de gêner les essais nucléaires français en Polynésie), donnant ainsi un formidable coup de pouce médiatique à GREENPEACE, ainsi que des fonds pour acheter un 2ème bateau. James me dit que c'est là que les Français se sont mis à suivre l'association…

Son objectif : transformer la Société en une Société plus équitable et plus soutenable. Tous les moyens légaux et non-violents sont employés pour ce faire. L'association est par ailleurs strictement indépendante des gouvernements et des entreprises. Elle est composée de 4 centres régionaux dans le Monde, chacun ayant ses spécificités et ses priorités, ainsi que son autonomie de fonctionnement, dans le respect des règles de la maison-mère


L'association est connue dans le Monde entier !
Ici, un voyageur canadien en Nouvelle Zélande

Sa campagne la plus importante aujourd'hui concerne le changement climatique. L'Australie, en tant que plus gros exportateur de charbon au Monde, a un grand rôle à jouer pour limiter ce changement. Il y a quelques jours, on apprenait malheureusement que la concentration de CO2 dans l'atmosphère venait de dépasser le cap symbolique des 400 parties par millions (PPM)

GREENPEACE Australie-Pacifique | Des spécificités

GREENPEACE est présent dans le Pacifique avec une équipe composée d'une quarantaine de personnes en Australie, de 3 ou 4 personnes aux Fidji et de 3 ou 4 personnes en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Cette région Pacifique est composée de 17 pays, dont un certain nombre de pays très pauvres, n'ayant donc pas l'environnement comme priorité. Il s'agit notamment de la plus riche région de pêche au Monde. La Papouasie-Nouvelle-Guinée et ses forêts souffrent directement des problèmes politiques du pays…

Quant à l'Australie, elle est riche et les habitants du "pays chanceux" n'ont pas envie que cela change. C'est un pays extrêmement conservateur, conditionné, contrôlé par l'Industrie du charbon, malgré le fait que 10% de la population "vote écolo". GREENPEACE compte quand même 60.000 adhérents dans le pays (pour 23 millions d'habitants), mais principalement des femmes, habitant en ville et ayant fait des études, la plupart des hommes pensant que la technologie devrait tout résoudre... Le fait que le pays soit immense fait que chaque état (doté en général de media spécifiques) ne s'intéresse souvent qu'à lui-même. Les états de l'ouest ne se sentent par exemple pas du tout concernés par la grande barrière de corail. "La proximité est un facteur de réussite dans les campagnes d'environnement", précise James


Le lobby minier australien est puissant et populaire

GREENPEACE Australie-Pacifique | Des réussites et des projets…

Cela pourrait décourager les meilleures volontés, mais : "Avec GREENPEACE, de temps en temps on gagne et ça remotive", me confie James LORENZ
"On change les choses doucement, mais on les change vraiment et durablement", poursuit-il

Deux campagnes ont été des succès l'an passé dans le Pacifique :
  • L'association a participé à arrêter le 2ème plus grand chalutier du Monde, pris en flagrant délit de pillage (surpêche de poissons trop petits)
  • L'un des principaux fabricants de conserves de poisson d'Australie s'est par ailleurs engagé à utiliser des méthodes de pêche plus durables

Cette année, le gros défi est d'empêcher la création de 9 nouveaux ports ou terminaux, ayant pour but l'exportation de charbon, dans l'est de l'Australie. Il s'agit de participer à limiter le changement climatique et de préserver ainsi la grande barrière de corail, déjà fort abîmée et qui ne résistera pas non plus à une augmentation de température de l'eau de plusieurs degrés

Tous les moyens légaux et non-violents sont bons ! Même faire cet exposé devant les Mardis de l'environnement en France... ;)
Un autre facteur de succès d'une campagne étant la mobilisation internationale, n'hésitez pas à relayer l'information dans vos réseaux et merci pour eux ! Merci pour nous !


Campagne changement climatique 2013

Pour plus d'information et apporter votre soutien, je vous invite à prendre connaissance du rapport BOOM GOES THE REEF et à visiter le site GREENPEACE

Bon Mardi de l'environnement et à bientôt !

* L'association a été fondée à Vancouver (Canada) en 1971. Une de ses premières actions importantes fut “Sauvons les baleines” en 1975


Pour visionner et télécharger la présentation :


mardi 14 mai 2013

09 | MDE | 8ème chronique "Les héros du DD"

Voici le sujet que j'ai préparé pour ce Mardi de l'environnement de mai :


PEDULI ALAM prend soin de la nature balinaise

Bonsoir à tous,
ce soir, je voudrais vous présenter une association qui s'est montée à Bali, presque par hasard, autour d'un "projet poubelles"…


PEDULI ALAM | Un nom qui parle à tous les Balinais

Parce qu'elle a trouvé que c'était le meilleur moyen d'expliquer ce que faisait son association quand on lui posait la question, Charlotte Fredouille l'a nommée "Protéger la nature". Son objectif est de sensibiliser les Balinais à la problématique des déchets et à leurs conséquences sur leur santé et sur l'environnement

En arrivant dans l'est de Bali il y a 5 ans, cette jeune Française dynamique a été surprise de voir tous ces déchets plastiques. Les Hindous n'aiment pas les rebus (Je me souviens d'une discussion passionnante à l'île Maurice, où mon contact avait expliqué la même chose)
La presse internationale s'acharne d'ailleurs en ce moment sur la saleté à Bali. (Moi qui voyage depuis 7 mois, je peux vous dire que c'est loin d'être la pire des destinations…)

Charlotte a donc proposé aux autorités locales de sensibiliser les populations à la gestion des déchets et, de fil en aiguille, s'est laissée convaincre de monter une association "pour être crédible". Celle-ci fut créée en mars 2009. Après avoir vécu "comme les Balinais" et avoir géré son association sur un coin de table, elle a également accepté de construire un bureau "en dur", pour la même raison. Elle suit désormais la loi coutumière et paye la "taxe pour la religion" pour continuer de s'intégrer. Aujourd'hui, cinq Balinais composent l'équipe et il y aurait même besoin d'une sixième personne. En 2011, elle remporte le 2ème prix Terre de femmes d'Yves Rocher



Bureau de Peduli Alam à Bangle, dans les environs d'Amed


PEDULI ALAM | Les projets en cours

La première activité de l'association est la construction et la distribution de poubelles, ainsi que la collecte des ordures non organiques. Elle s'accompagne de campagnes d'information et de sensibilisation dans les villages et les écoles du district

Les Balinais ont une culture du grignotage et consomment énormément de portions individuelles. L'association rachète désormais aux épiceries les emballages plastiques non revalorisables (car ils contiennent de l'aluminium) et propres, que des couturières cousent ensemble pour fabriquer de jolis sacs, qui sont aujourd'hui vendus dans 2 points de vente. C'est une réelle activité de commerce équitable qui démarre, impliquant et rémunérant plus que correctement de nombreuses personnes

A ce jour :
  • 120 bacs à ordures ménagères (en béton, puis en métal) ont été construits
  • 350 poubelles (d'abord en plastique, puis en bambou) ont été distribuées aux épiceries et aux écoles
  • Le camion transporte 5 tonnes de déchets par mois et 500 familles bénéficient d'un ramassage gratuit
  • 800 élèves ont été sensibilisés
  • 34.000 emballages non revalorisables ont été récoltés en un mois et 12.000 ont déjà été cousus…



 "Projet poubelles"


PEDULI ALAM | Et l'avenir ?

L'association cherche à recruter un(e) Balinais(e) pour gérer le bureau. Aucun agrandissement n'est prévu, il s'agit de consolider l'existant :
  • Parfaire le "projet poubelles", pour en faire un projet pilote et pouvoir exporter le concept. Des partenariats sont déjà en cours dans le nord de l'île
  • Poursuivre la sensibilisation
  • Planter des arbres
  • Continuer, voire agrandir le "projet des plastiques". Le mieux serait que la population se l'approprie et "s'en empare"…



"Projet des plastiques"

Aujourd'hui, Peduli Alam est une institution et pourtant, Charlotte rêve que la population et les autorités prennent le relai. "Le but de Peduli Alam est de ne plus exister !", conclut-elle en souriant...
Eh oui, n'est-ce pas en fin de compte le but de toute association ?


Pour plus d'information et apporter votre soutien, je vous invite à visiter le site : www.pedulialam.org
Bon Mardi de l'environnement et à bientôt !


Pour visionner et télécharger la présentation :